samedi 23 février 2013

Le hérisson et le renard


La parabole du renard et du hérisson


Extrait de l'article de Hubert Guillaud 

 http://www.internetactu.net/2013/02/19/le-futur-entre-resilience-et-resistance/
A l’heure de l’incertitude permanente, le futur n’est pas aussi tracé qu’on le croit ? Comment nous adapter à ce qui arrive ? Telle était le sujet d’une session d’interventions de la dernière conférence Lift qui se tenait à Genève du 6 au 8 février 2012.

Venkatesh Rao (@vgr) est l’auteur de Tempo, un livre sur la prise de décision et prépare un autre ouvrage sur la création et la destruction de la valeur. Il est également blogueur pour Forbes et Information Week. Sur la scène de Lift (vidéo),  il est venu présenter une parabole sur notre capacité à nous adapter (voir sa présentation), s’appuyant sur l’opposition entre le renard et le hérisson introduite initialement par le poète grec Archilogue, le romancier Léon Tolstoï et développée par le philosophe Isaiah Berlin dans son livre "Le hérisson et le renard". 

Venkatesh Rao
Image : Venkatesh Rao sur la scène de Lift,photographié par Ivo Napflin.
Pour Venkatesh Rao, la meilleure définition de larésilience c’est d’être capable de se relever à chaque fois qu’on vous cogne et qu’on vous jette à terre, comme dans un combat de boxe. C’est un peut-être un peut synthétique, mais l’image à l’avantage d’être claire.
“Comment est-on résilient ? Pourquoi certains le sont-ils plus que d’autres ? Pourquoi certains se relèvent-ils quand ils sont à terre et d’autres non ?” Pour comprendre cela, il faut comprendre que nous ne réagissons pas tous de la même manière à l’imprévu. D’où le passage par la parabole. Si le renard connaît bien des tours pour s’adapter à une situation et la relever, le hérisson n’en connaît qu’un, celui de se rouler en boule et de sortir ses piquants. Leurs résiliences sont différentes. Après avoir été mis à terre, le renard se relève pour repartir à l’aventure, pour faire autre chose, alors que le hérisson retourne à ce qu’il était en train de faire.
Si le renard, la dinde et le hérisson étaient tailleurs de pierre, le renard construirait la cathédrale, le hérisson serait le meilleur tailleur de pierre, le plus appliqué, quant à la dinde, elle confesserait ne pas trop savoir pourquoi elle est là. Si on lançait une meute de chiens devant ces animaux, le renard se mettrait à courir. Le hérisson se roulerait en boule… et la dinde se dirait qu’il ne sert à rien de courir…
Ces paraboles, estime Venkatesh Rao, nous apprennent des choses importantes sur la question de la résilience et nos réactions face à ce que l’on ne comprend pas, mais aussi sur les questions de leadership et de collaboration. Reste, qu’il n’est pas clair de savoir s’il vaut mieux être un renard ou un hérisson (même si a priori il vaut mieux ne pas être la dinde).
La résilience du renard demande de de s’avoir s’adapter. Le renard créé en acceptant les contradictions, à l’image des Jugaad indiens, ces “arrangements improvisés”, ces “contournements”, marque de la créativité à laquelle les Indiens sans ressources ont recours pour résoudre les problèmes de la vie quotidienne comme quand ils arrangent des véhicules à leurs problématiques locales, en faisant tirer une voiture par un cheval par exemple ou en ou une charrue à une moto. Si les hérissons sont plus prévisibles que les renards, le talent est de savoir mêler les deux, à l’image de Tolstoï, qui avait les valeurs d’un hérisson et les talents du renard.
C’est dans une matrice entre talents et valeurs qu’il faut comprendre ces deux formes de résilience, explique Venkatesh Rao. Alors que le renard pense qu’il a l’esprit ouvert, le hérisson pense que le renard n’est pas fiable. Le hérisson a un modèle de pensée assez simple qui lui fait exporter son style de vie partout, qui fait qu’il a tendance à avoir une seule identité quelque soit la situation à laquelle il est confronté. Il créé en éliminant les contradictions, ce qui fait qu’il a tendance à être un mauvais prévisionniste, mais sait apprendre des fondamentaux. Enfin, il est autonome et a des valeurs constantes.
L’esprit du renard, lui, a un modèle de pensé multiple : il créé en acceptant les contradictions. Il a une identité changeante et s’adapte à l’endroit où il se trouve. S’il est meilleur dans ses prédictions, il a tendance à s’enfuir face à un problème et à se précipiter vers les opportunités. Il préfère le transitoire, a des valeurs fondées sur l’utilité immédiate, il a un état d’esprit jetable et apprécie le hacking.
Chaque hérisson est résilient de la même façon quand chaque renard est résilient de sa propre façon. Si les hérissons sont prévisibles, les renards ne le sont donc pas.
Pour le hérisson, le renard est égoïste, irresponsable, intrigant, crédule… A l’inverse, pour le renard, le hérisson est doctrinaire, hypocrite, naïf, avare, ennuyeux et prévisible. Pour l’un et pour l’autre, les valeurs et talents sont différents et ils ne se perçoivent pas de la même façon. Le hérisson se voit comme cohérent, consciencieux, responsable et sceptique, alors que le renard se voit comme ouvert, adaptable, intéressant, aventureux et imaginatif.
Pour adopter la résilience du renard, estime Venkatesh Rao, il faut se fonder sur les contradictions plutôt que sur les valeurs : l’entreprise – faisant référence au vaisseau Enterprise de Star Trek qui avait pour mission d’aller là où aucun homme n’était jamais allé – signifie un voyage aventureux avant que d’être une institution. Il faut également préserver la mémoire plutôt que l’identité. Les renards préfèrent les souvenirs, mêmes cassés, que conserver les choses. Il faut également rechercher les motifs plutôt que la vérité. La mondialisation se comprend plus par le modèle du conteneur que par l’axiome de la platitude du monde. Enfin, il vaut mieux poursuivre l’aventure que l’amour, il vaut mieux favoriser un projet de satellite open source àl’arme la plus inattaquable du monde pour faire référence à deux projets de l’artiste sud-coréen Hojun Song (qui avait été l’invité d’un précédent Lift où il avait évoqué justement ces deux projets).
“Le renard et le hérisson sont deux jumeaux complémentaires, un peu comme le ying et le yang. Si vous essayez d’agir comme le renard, immanquablement, le hérisson en vous va émerger. C’est-à-dire que si vous construisez sur les contradictions, la question de la valeur va émerger. Si vous cherchez à préserver la mémoire, la question de votre identité va émerger. Si vous recherchez les modèles, la question de la vérité va émerger. Si vous cherchez l’aventure, incontestablement, la question de l’amour, de la passion pour ce que vous faites, va émerger.”
Une parabole, parfois verbeuse ou grandiloquente sur le management des hommes et des organisations, mais finalement plus réflexive qu’il pouvait n’y paraître, et qui au final, souligne que les valeurs sur lesquelles se fondent aujourd’hui une grande part du discours du management doivent peut-être devenir un peu plus complexes pour affronter des temps difficiles.

dimanche 10 février 2013

Un peuple où mariage et jalousie n'existent pas #GPA

Au Sud de la Chine, dans la province du Yunnan, vit un peuple étonnant. Les Mosuos, la tête dans l'Himalaya, les pieds dans le lac Lugu, ont conservé une tradition millénaire. Les Mosuos ne se marient pas. Les enfants nés d'une union sont élevés par la famille de la mère. Si la famille compte un homme, c'est lui qui élèvera les enfants de ses sœurs. 

"Une légende chinoise raconte comment le lac Lugu 泸沽湖 (Lúgū Hú), situé entre la frontière des provinces du Yunnan et du Sichuan, s'est formé.
La légende raconte que la déesse Gemu était un soir en compagnie de son amant. Ne voyant pas le temps passer, le couple s'endormit. Au petit matin, le soleil réveilla les deux amoureux. Surpris l'homme s'enfuit très vite car leur liaison était interdite le jour. Il ne put s'empêcher de se retourner en chemin pour regarder sa belle et fut immédiatement transformé en montagne.
La déesse se mit alors à pleurer toutes les larmes de son corps et c'est ainsi que se forma le lac Lugu. L'histoire raconte qu'avant de se transformer elle-même en montagne, elle jeta quelques perles qu'elle avait dans ses cheveux dans le lac. Chacune des perles se transforma en petite île. La déesse devint ensuite une montagne et la gardienne du lac." Plus de légendes, ici

Au moment où, en France, est voté le mariage pour tous et la question de la Gestation pour Autrui, posée, cet "anachronisme" résonne comme un son de cloche qui n'a rien à voir avec celui de l'église. Une particularité de ce peuple : le mot "Jalousie" n'existe pas dans leur langue.

Et puis, vous savez, certains disent que ce sont les enfants qui choisissent leurs parents, pas l'inverse... Nous, enfants, nous avons choisi nos parents, quels qu'ils soient, où qu'ils soient. Réfléchissez aux raisons qui vous ont fait choisir les vôtres, ceux qui vous ont conçu ou ceux qui vous ont élevé. 

dimanche 27 janvier 2013

La princesse, la poupée et le pingouin




Il était une fois une princesse- c’est comme ça qu’elle se faisait appeler, enfin, plus exactement c’est comme ça qu’elle s’habillait tout le temps et sa sœur, la poupée- enfin, qu’on se comprenne bien, sa sœur n’était pas une poupée… sa sœur se faisait appeler comme ça… enfin, plus exactement, les gens avaient tendance à l’appeler comme ça parce qu’elle ressemblait à une poupée, donc, il était une fois la princesse et sa sœur, la poupée, toutes les deux assises dans une barque au milieu d’une forêt de pins parasol. 


Elles jouaient ensemble et rigolaient bien. La poupée farceuse trempait sa main dans l’eau et éclaboussait sa sœur en riant. La princesse pour le coup ne riait pas ; elle regardait attentivement sa belle robe rose pour vérifier qu’elle n’était pas sale. Alors, pour rire à son tour, la princesse faisait tanguer la barque pour faire peur à sa sœur. Ca marchait assez bien : la princesse riait et la poupée criait. Et puis de nouveau, la poupée, une fois repris ses esprits, trempait encore sa main dans l’eau pour éclabousser sa sœur. Ce jeu aurait pu continuer longtemps mais la princesse en avait un peu marre d’être mouillée et la poupée en avait un peu marre d’avoir peur de tomber dans l’eau. Alors, elles s’arrêtèrent et regardèrent un peu autour d’elles. La barque avançait seule grâce aux courants gentils qui les emmenaient doucement vers un pays qu’elles ne connaissaient pas encore. L’air était doux, le soleil brillait à travers les arbres et de temps en temps, un poisson venait à la surface  de l’eau pour gober une mouche. C’était très rigolo ça !
Au moment où la barque sortait d’un méandre de la rivière, la poupée et la princesse virent au loin une drôle de barque se rapprocher. Elle était chargée de gros paquets et menaçait de verser dangereusement. Les eux sœurs ne voyaient pas comment cette barque avançait ni s’il y avait quelqu’un à bord. La barque se rapprochait. Elles virent alors des rames actionnées par quelqu’un qui soufflait et respirait  très fort : la barque semblait très lourde. La barque était maintenant toute proche et elles comprirent que les gros paquets étaient en fait des gros cadeaux. Au moment  de croiser la barque, elles virent que celui qui menait la barque était… un  pingouin .
-     Bonjour, fit le pingouin en ôtant son bonnet poliment
-     Bonjour, firent les deux sœurs en chœur. Ca a l’air d’être dur de ramer, pauvre pingouin.
-     Oui, effectivement, mais je suis habitué. Je fais ça toute l’année. Et puis au retour, ça va mieux. Comme vous le voyez, dans l’autre sens, le courant permet d’avancer sans ramer.
-     Et que faites-vous avec tous ces cadeaux ? demanda la princesse, un petit peu intéressée.
-     Et bien, je suis envoyé par le père Noël pour tous les cadeaux qu’il envoie en cours d’année pour tous les enfants à qui il est arrivé des choses pas marrantes. C’est une sorte de bonus. Mais comme il est très fatigué de sa livraison de décembre, il demande à des gens comme moi de livrer ses cadeaux bonus. Il y a aussi des sirènes, des dauphins ou des licornes qui se chargent de ça. Mais, au fait, que je vérifie. Est-ce que vous ne seriez pas sur ma liste ? Ce serait un hasard incroyable !
Le pingouin sortit de sa besace une longue liste écrite à la main.
-     Je lis ici « Princesse Lena » et »Poupée Eline ». Je trouve que toi tu ressembles drôlement à une princesse, et toi, drôlement à une poupée.
-     Ouiiii, c’est nous, firent les deux sœurs en chœur.
-     Alors, j’ai pour vous, deux gros cadeaux.
Le pingouin se retourna, fouilla dans les paquets et en sortit deux jolis cadeaux qu’il remit aux deux sœurs.
-     Merciii, firent poliment les deux sœurs en chœur.
-     Vous le méritez bien je crois. Allez, profitez-en bien. Et puis, vous savez, la vie vous réserve d’autres surprises encore, soyez-en sures ! Cette barque vous emmène doucement vers un beau pays ! Alors, je vous souhaite bon voyage et peut-être à bientôt.
Le pingouin reprit ses rames et repartit de plus belle pour livrer ses autres cadeaux.
La princesse et la poupée, sans attendre, ouvrirent leur cadeau. Et savez-vous ce qu’ils contenaient ? Une robe en tulle rose pour Lena et une poupée pour Eline, mais aussi, des crayons de couleur et accroché à chacun des cadeaux un petit carnet où il était inscrit « Voici le carnet de ta vie ». A l’intérieur, les feuilles du carnet étaient vierges. Alors, chacune  entreprit de faire un premier dessin pour commencer. La princesse dessina un pingouin et la poupée… aussi. C’était un beau début.

Derrière, un rocher, une sirène et un dauphin avaient observé  tout ce qui venait de se passer. Ils  suivirent la barque sans se montrer, protecteurs et attentifs.



samedi 19 janvier 2013

50.000

50.000 fois quelqu'un est venu lire, 50.000 clics, 50.000 parties de texte lues, 50.000 envies de pousser la porte, au détour des hasards, des recommandations, des labyrinthes perdus, par rebond, tout du long des chemins, au profond des réseaux, à la surface des couches de silicium, dans l'inconscient des hommes, dans un lien, grâce à un robot,  un moteur de recherche. Vous m'avez touché en venant si nombreux, ici, et même si vous n'avez lu que quelques mots, quelques lignes, vous m'avez honoré. Vraiment !

Alors le gagnant de tous est ... P'tit Bout, le p'tit loup avec près de 20.000 vues. Vous l'avez lu ? Non ? Alors il est là P'tit Bout
Le deuxième est le deuxième épisode du conte Le pélerin, le phasme, la cigogne, et les autres et vous pouvez le retrouver 

Et le troisième ? Le phasme, premier épisode du même conte et vous pouvez le retrouver ici
Et puis, j'en profite pour faire une petite promo d'un billet que j'aime bien ; un nouveau genre, un co-poème avec  . Il est 

Merci beaucoup de vos visites. Vous êtes toujours les bienvenus :)

mardi 11 décembre 2012

"Mieux accepter et utiliser notre intuition" Conférence à Montréal 9 avril 2013

"Mieux accepter et utiliser notre intuition" Invité pour une conférence aux Belles Soirées de l'Université de Montréal le 9 avril 2013. Très honoré ;) 

Le mardi 9 avril avec Yann Coirault
Notre intuition nous permet de savoir avant de savoir, elle nous fournit des indications, nous alerte, amplifie des signaux faibles. Elle nous donne l’occasion, si tant est que l’on soit à son écoute, d’explorer très vite, consciemment et inconsciemment, la voie à choisir. L’intuition, cette capacité que nous possédons tous, vient à notre secours dans de nombreuses situations. Comment mieux l’accepter et l’utiliser pour prendre les bonnes décisions quant aux changements que nous voulons entreprendre ?

Cette conférence interactive a pour objectif d’expérimenter ces nouvelles capacités intuitives que nous pouvons solliciter au quotidien pour prendre des décisions plus efficaces.Pour en savoir plus et vous inscrire

jeudi 6 décembre 2012

Intuition et coopération


Sources : Intuition et coopération. Integral Personnality
Source : David G. Rand, Joshua D. Greene & Martin A. Nowak, "Spontaneous giving and calculated greed", Nature, Vol. 489, N° 7416, 20 septembre 2012, p. 427-430.

dimanche 2 décembre 2012

Deuil (2)

Le marcheur n’avait pas encore trouvé de prothèse pour marcher avec ce fardeau. La lumière s’était éteinte et il avançait à tâtons dans un monde nouveau. Il ne voyait pas clair dans ce chemin nouveau. Qu’allait-il y faire ? Comment allait-il s’y prendre ? Allait-il s’épanouir comme le papillon défroissant ses ailes ? Probablement. Cela passerait par des chemins noueux, des bifurcations impossibles, des virages à rebours, des côtes épuisantes, des descentes vertigineuses. Après la culpabilité, que pouvait-il y avoir ? La capacité d’affronter le passé, les souvenirs, la volonté de s’exposer à la douleur du souvenir ; il le savait. Ces douleurs volontaires, un peu masochistes pour mieux se guérir, le marcheur savait que cela faisait partie du processus de convalescence. S’infliger de revivre, de repenser, de revoir, de se remémorer pour mieux revivre, mieux se retrouver, se réapprendre. Apprendre à relier ce passé à ce présent incompréhensible, par quelques fils ténus et acceptables. Continuer sur cette toile à reconstruire un pont entre les temps, patiemment, avec opiniâtreté, avec ténacité, entêtement, parce que sans toile, pas de passage, sans pont, point de salut. Pont de fils, pont de bois, souplesse et solidité mariées, l’arbre foudroyé repousserait, la sève, force de vie, alimenterait cette progression élémentaire, naturelle, vigoureuse. Pas dans la même direction, probablement. Sa croissance serait déviée. Vers un autre avenir, comme si la route était devenue impasse ; à continuer tout droit, le néant ne serait pas loin. La reconstruction patiente, humble et solitaire se ferait plus belle si les nouvelles pousses se nourrissaient des anciennes. Et le marcheur savait cela difficile. Rien ne se crée : tout se transforme ! La compréhension de ce qu’il avait appris et de ce qu’il apprendrait de cette bombe, injuste, soudaine, inexplicable tombée un jour dans ce jardin devenu cimetière, la compréhension et la conscience des modifications profondes, des mutations irréversibles, des transformations de ses valeurs, de son identité mais aussi de la découverte de ce qu’il était venu faire sur cette planète pouvaient devenir un carburant de vie nouvelle.
Jamais la blessure ne disparaîtra ; les traces de la blessure pourront un jour peut-être faire moins mal, s’adouciront un peu, s’arrondiront pour faire partie intégrante de la nouvelle silhouette, du nouvel arbre à nouveau en croissance.

Le plus grand voyage pour le nomade c’est la mort. Le marcheur se souvint d’une phrase qu’il avait lue :

« Le vrai nomade ne meurt pas pour garder une terre mais pour conserver le droit de la quitter » 
Jacques Attali- Chemins de sagesse Traité du labyrinthe