mercredi 25 mai 2011

Génération A : la génération des Artistes ? Aelita Andre, artiste prodige à seulement 4 ans !


Aelita Andre, artiste prodige à seulement 4 ans !

dimanche 22 mai 2011

Pourquoi un réseau efficace ne compte-t-il que 150 personnes ?

150 serait le nombre maximum de congénères avec lesquels un mammifère humain pourrait entretenir des relations pour composer un groupe stable. Au-delà, ceci nous demanderait trop de dépenses d'énergie, trop d'interactions, trop de complexité, trop de temps. Cela résulte d'une étude sur la démonstration par Robin Dunbar, anthropologue britannique, de l'existence d'une très forte corrélation entre la taille du cerveau des primates et le nombre d'individus avec qui compose les tribus. Le groupe tendrait alors à en exclure certains pour revenir à une taille "acceptable". Cette théorie de "cerveau social" a fait écho récemment à ce qu'a avancé le fondateur de Facebook (1) : le nombre moyen d'amis sur Facebook est de 120. Ecoutez ce que dit Robin Dunbar à propos de son nombre.



Le groupe de 150 ainsi constitué se compose de "bandes" d'une quinzaine de personnes au cœur desquelles les interactions sont plus nombreuses, plus personnelles, plus approfondies. Il compare notamment nos échanges au cours desquels nos amis reçoivent nos colères, nos doutes ounos convictions, à de "l'épouillage social". L'observation des chimpanzés démontre en effet, que lorsqu'il y a eu épouillage entre deux singes, ils s'échangent ensuite de la nourriture de manière plus fréquente : la confiance s'établit par l'épouillage, le don de nourriture se fait alors en confiance pour espérer un retour lorsque la nourriture manquera.

Les outils ou recherches sur la cohésion et la dynamique des groupes font peu référence à cette notion de taille limite. Ce nombre vient remettre en cause un certains nombre de réalités :

  • La taille des classes à l'école : Montessori ou Freinet conseillaient déjà de limiter les classes à une quinzaine d'élèves.
  • La taille efficace des équipes dans les entreprises : la tendance aujourd'hui est d'augmenter le nombre de collaborateurs d'une équipe. Il devient de plus en plus courant qu'un manager soit à la tête d'une équipe de 25 à 30 collaborateurs. Il est d'usage de dire qu'une douzaine de personnes représente la "bonne" taille.
  • La taille des entités dans les entreprises. Un bon exemple, celui de la compagnie Gore , celle qui a inventé le Gore Tex, et qui emploie 8000 collaborateurs dans le monde. Cette entreprise limite volontairement à 170 personnes environ chacune de ces unités.
  • La taille des immeubles serait-elle à limiter pour n'y accueillir que 70 familles pour favoriser le lien social ? En tous cas, il semblerait que les villages de Grande Bretagne observés par Robin Dunbar compteraient en moyenne 150 personnes.
Et vous combien de noms comptent vos listes "d'amis" sur Facebook, de followers sur Twitter ou de relations sur LinkedIn ? De combien de personnes est constitué votre réseau "réel"(famille, amis, connaissances professionnelles) ? Et combien y-a-t-il de personnes dans votre "bande"?

(1) La liste d'amis des abonnés sur Facebook compte 120 noms en moyenne. http://ow.ly/5050B

Lire aussi un bon billet sur le blog du Geckonaute http://ow.ly/505xt

dimanche 8 mai 2011

Hyperconscience

" En passant d’un bras à l’autre, l’électricité me bloquait la poitrine, m’empêchant de respirer ou de crier. Elle me plaquait les bras repliés contre le corps. Il m’était impossible d’arracher ces fils meurtriers. J'étais bien en train de mourir. C’est alors que j’ai entendu en moi, dans un grand silence, une voix parler très calmement et dire : « Tes jambes marchent encore... » Et je me suis mis à courir dans la pièce d’à côté, ce qui arracha les fils. Je venais de vivre, sans le vouloir, une situation extrême de la conscience : ma conscience m’avait sauvé la vie." (Philippe Presles- Tout ce qui n’intéressait pas Freud- L'éveil de la conscience et ses mystérieux pouvoirs- Ed Laffont&Versilio. http://ow.ly/4PDng). Ces événements exceptionnels où nous avons des flash d'hyperconscience, ainsi nommée par Philippe Presles, Médecin, journaliste, essayiste, sont l'occasion pour nos capacités de s'éveiller dans des cas extrêmes. Instinct de survie qui met en connexion des synapses jusque là laissées en jachère, rappel de mémoire procédurale oubliée, inconscient collectif qui vient "parler" à notre conscience ? Difficile de répondre à cette question. Ces expériences marquantes comme celles des Expériences de mort imminente mettent en évidence nos immenses compétences neurologiques et les difficultés à prendre vraiment conscience de qui nous sommes. Dans mon livre, "Auto-coaching efficace" (Ed. de l'Homme), je décris les difficultés à prendre conscience : une objectivité partiale, notre inconscient qui, par définition, de manière " invisible" empêche notre conscience, la conscience et le temps présent (c'est pourtant là que se trouve l'énergie de la conscience avec une capacité à nosu projeter dans le passé et vers le futur), nos peurs enfin qui nous immobilisent.
Philippe Presles en profite pour rappeler ce qui pour lui correspond à des sauts de conscience et nous donne des chemins pratiques pour aller vers qui nous sommes ou devenir ce qui nous plaît. A lire en urgence donc.

mercredi 4 mai 2011

La dictature de l'objectif

"Il n'est pas de vent favorable pour celui qui ne sait pas où il va. ..". (1).
Sans objectif, point de salut donc ?
Albert O. Hirchman (Development Projects Observed, Washington Brookings Institution, 1967) dans sa critique du modèle rationnel de prise de décisions. Hirchman avance deux idées ou principes. « Les hommes ne savent jamais très bien ce qu’ils veulent : ils découvrent leurs buts, souvent des buts nouveaux, à travers leur expérience, donc à travers leurs décisions »

Les pratiques de progrès fondent leur réussite sur la mise en place d’étapes et la mesure de l’avancement par-rapport à ces étapes. Ça commence à l’école, où le système demande à l’élève de passer par des étapes en réussissant des « examens » pendant lesquels le corps enseignant observe de manière attentive son degré d’instruction. Cela continue par la pratique de sports ou de disciplines artistiques ; même schéma. Puis encore, dans la vie professionnelle, où le système nous demande d’atteindre des objectifs de performance, de productivité, de chiffre d’affaires.

Un objectif permet de se mettre en tension- tendre vers- d’élargir le champ de ses capacités, de se rapprocher de sa propre limite (ou celle qu’on imagine, en tous cas) - vous savez ? la fameuse barre des 10’ aux 100 mètres, qui a fait et qui fera encore longtemps rêver de nombreux sprinters-.

Mais l'objectif est-il pour autant un gage de réussite de nos évolutions ? Ne gâche-t-il pas les initiatives, les libertés, l'imaginaire ? L’obnubilation du but ne nous empêche-t-elle pas de regarder le bout de nos pieds ? Ne nous amène-t-elle pas à trébucher plus qu'à atteindre l'objectif ?

« On ne va jamais aussi loin que lorsque l'on ne sait pas où aller
. » (Oliver Cromwell- Homme d’Etat Anglais du XVIème siècle).

La dictature de l'objectif nous entraine vers un monde où avancer sans est une ineptie, le fonctionnement en mode Projet dans les entreprises est aujourd'hui réputé pour générer un stress énorme, pression du temps, du respect des jalons intermédiaires, des procédures. Les gouvernements s'y mettent, le monde enseignant y est depuis longtemps, le monde hospitalier s'y contraint.

Et si nous laissions aller, si nous faisions confiance, si nous mettions notre énergie dans le présent plus que l’œil sur les compteurs et les tableaux de bord ? Et si nous nous demandions pourquoi nous avons besoin d'un objectif pour avancer.
Si nous tentions le lâcher-prise ?

(1) Calligraphie d'Hassan Massoudy "Calligraphies d'amour"

dimanche 24 avril 2011

Faire la guerre à ses propres opinions c'est se donner l'opportunité de faire la paix avec l'autre

Faire la guerre à ses propres opinions c'est se donner l'opportunité de faire la paix avec les autres. Belle phrase de Raphaël Enthoven, philosophe. En ces temps de guerre, où les opinions vont bon train et où la guerre trouve sa légitimité dans le sauvetage de populations, la question peut se poser. Le nouveau G5, le BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et South Africa) prône le cessez-le-feu et la négociation (1). Avant l'embourbement , faire la guerre à nos idées d'occidentaux pourrait nous donner peut-être l'occasion de faire la paix avec les autres.
En fait, le sujet que je voulais aborder aujourd'hui était l'intuition et l'égalité Hommes-Femmes et la référence à la guerre et à la paix m'a fait dériver... désolé...
Pourquoi voulais-je aborder le sujet de l'égalité Hommes-Femmes devant l'intuition ? Parce que mon opinion était qu'il n'y avait pas de différences de compétences intuitives entre hommes et femmes. Cette opinion était fondée sur les données statistiques des profils psychologiques de type MBTI (Myers & Brigs Type Indicator) ou d'autres encore (PCM, Success Insights ou HBDI, Préférences Cérébrales d'Herrmann) qui ne voient aucune différence significative de proportion masculine ou féminine dans aucun des profils déterminés. L'une des composantes de notre personnalité selon la théorie des types de C.G. Jung se trouve être notre manière de percevoir les informations : certains d'entre nous ont une préférence pour d'abord percevoir le global puis le détail d'autres font l'inverse. Les premiers sont de type Intuitif pour Jung, les autres de type Sensation. Et bien, il n'existe pas plus de type Intuitif chez les femmes que chez les hommes. Le professeur Richard Wiseman de l'Université de Hertfordshire a démontré dans une expérience une égalité presque parfaite entre hommes et femmes : 72% d'hommes contre 71% de femmes ont répondu correctement à la question "Que se cache-t-il derrière ces photos partiellement masquées ? Un sourire franc ou simulé ?"
Serge Ginger, psychiologue clinicien et psychotérapeute spécialiste en Gestalt Thérapie, vient bousculer nos schémas. Il avance que le cerveau gauche des femmes est plus développé que celui des hommes. or, le cerveau gauche est celui de la rationalité, de la communication, du partage. Le cerveau droit est le siège de l'émotion, de la compétition, de l'action. La femme est moins émotive mais partage plus ses émotions alors que l'homme l'est plus mais les retient. Il semblerait qu'il y ait beaucoup de tentatives de suicides chez les femmes mais peu de décès, alors qu'il y'a plus de tentatives de suicides réussies chez les hommes.
Emotion et Intuition sont associées mais doivent être différenciées : confondre émotion et intuition reviendrait à confondre opinion et raison. L'opinion est entâchée de tant de croyances, de représentations, de fruits de notre éducation, comme nos émotions. L'intuition, comme la raison est "froide", évidente, sans discussion. Ma conviction est que l'intuition fait appel autant au cerveau gauche (les faits, l'observation, le réalisme, le passé) qu'au cerveau droit (le global, le futur, la projection) et qu'en cela nous sommes tous égaux pour exercer se sens magnifique, mais peut-être pas sur les mêmes choses. Serge Ginger nous dit que nos sensibilités aiguisées par des millénaires de vie sauvage sont différentes : l'homme chasseur-cueilleur et la femme garante de la protection de la progéniture. La femme est ainsi plus sensible à l'Ouïe et l'homme à la Vue. La femme perçoit plus de nuances de couleurs alors que l'homme perçoit mieux les formes et le mouvement. La femme se repère (détails de l'itinéraire), l'homme s'oriente mieux dans l'espace.
En lisant le compte-rendu de cette conférence de Serge Ginger, j'ai fait la guerre à mes propres opinions pour mieux faire la paix avec ceux avec lesquels je n'étais pas d'accord. Il m'a fait bouger dans mes croyances et en cela, je le remercie. Et vous ?

(1) Attention à l'autre gouvernance mondiale (Le monde. fr) http://ow.ly/4FWYh
(2)Cerveau féminin/Cerveau masculin (Serge Ginger) http://ow.ly/4FX8y

mardi 19 avril 2011

Tsunami : Terre tu te mutinas !

Le terme tsunami (kanji : 津波) est un mot japonais composé de tsu (津), « port », « gué », et de nami (波), « vague » ; il signifie littéralement « vague portuaire ». Elle fut nommée ainsi par les pêcheurs qui, n'ayant rien perçu d'anormal au large, retrouvaient leur ville portuaire ravagée. (http://ow.ly/4DdMd)
Ça ressemble bien à une mutinerie, à une révolte, à un énorme bouleversement. Tsunami et, Terre, tu te mutinas ! Une terre mutine est-elle mutante ?
Au-delà des étymologies et des anagrammes troublantes, la question se pose de manière criante depuis quelques années ; la Terre est-elle en mutation profonde et avec elle, ses habitants ? Ou est-ce l'inverse ?
La mutation, mot plutôt utilisé dans le monde de la génétique, se différencie du changement par son irréversibilité. A en croire les spécialistes, la Terre a bougé de 10 centimètres sur son axe à la suite du tsunami du 11 mars ! (*)
Les conséquences sont inimaginables : personne ne peut dire aujourd'hui ce qui en résultera, sinon qu'après le 11 mars 2011, comme après le 11 septembre 2001, le Monde aura vécu une mutation irréversible.


(*)
"Des résultats préliminaires d'études effectuées par l'Institut national italien de géophysique et de vulcanologie (INGV) indiquent que le séisme du Japon aurait déplacé l'axe de rotation de la terre de près de 10 cm", a indiqué le directeur de recherche Antonio Piersanti dans un communiqué publié sur le site de l'institut.

Photo empruntée sur le blog Apocalypse au Japon 2011 : travail remarquable sur cet évènement http://ow.ly/4DeEz
Apocalypse au Japon 2011 (blog)

dimanche 10 avril 2011

Génération C comme Changement

Nos amis québecois ont nommés la génération qui suit la génération Y (les 25-35 ans), la génération C (les 12-24 ans). C comme Communiquer, Collaborer et Créer (1). Leurs grands frères et sœurs étaient déjà en quête de sens et de lien ; leurs cadets forcent encore le trait.
Ils sont nés avec internet, un ordinateur au bout des yeux et des doigts, ils assistent et participent à la prise de conscience de notre empreinte sur la planète, ils apprennent différemment, plus vite, plus en surface aussi, de manière très certainement plus "holistique" et plus labyrinthique (à la manière d'une recherche sur la toile), leur mémoire fonctionne différemment, ils savent qu'ils peuvent retrouver beaucoup de de choses apprises sur le réseau -alors pourquoi s'en souvenir inutilement-, ils vivent en réseau de manière naturelle, les frontières entre vie privée et vie scolaire ou professionnelle sont minces voire inexistantes. Ce qui est nouveau, c'est qu'ils semblent vouloir créer là où leurs ainés veulent comprendre le monde. Les spécialistes disent qu'ils seront à l'origine d'une réelle révolution des organisations(2).
Promoteurs du changement, nos enfants de la génération C ?
Clare W.Graves (professeur au Union College de New-York) et Don Edward Beck (professeur à l'Université du Nord Texas puis conseiller de Nelson Mandela) ont chacun de leur côté développé un modèle de développement de l'Humanité : Spiral Dynamics (3). Ce modèle statistiquement éprouvé montre une évolution de notre Humanité qui alterne des étapes centrées sur l'individu avec des étapes centrées sur le collectif. Chaque grand niveau d'évolution est soutenu par un socle de valeurs.
- Ethnocentrique (Beige/Violet) : subsister seul et en groupe (besoins physiologiques et appartenance)
- Egocentrique (Rouge/Bleu) : pour acquérir une identité individuelle et de groupe (compétition et vérité ultime)
- Sociocentrique (Orange/Vert): pour assurer satisfaction matérielle et émotionnelle (désir matériel individuel puis collectif, en relation avec les autres)
- Humanocentrique (Jaune/Turquoise) : pour reconstruire l'homme et le monde (compétences individuelles, autonomie puis vision holistique).

Dans ce dernier niveau d'évolution, deux "sous-niveaux" apparaissent : un premier où l'énergie se centre sur l'individu, ses compétences, sa reconnaissance, son autonomie et un second où les valeurs et compétences du niveau précédent sont utilisés à des fins collectives.
Les générations Y et C seraient-elles une lecture sociologique d'un modèle plus large d'évolution de notre Humanité ? Le Monde est-il en train de virer au Turquoise ? La génération C sera-t-elle celle du Changement ?
Ce serait en fait une bonne nouvelle.

(1) Travailler avec la génération C - La Presse Affaires http://ow.ly/4wWUF
(2)Lire aussi "Après la génération Y, la génération C..." http://ow.ly/4wWV3
(3) Spiral Dynamics- Le blog de Don Edwad Beck http://ow.ly/4wWPg