samedi 4 août 2012

Le marcheur et l'escargot - La lenteur : une valeur nomade


Le marcheur s’assit minutieusement, doucement, précautionneusement sur la chaise de bois qui lui semblait plus accueillante et plus sure que les chaises en plastique blanc un peu bancales qui étaient devant lui. Le jardin était calme, doux, vert. L’atmosphère humide du petit matin amplifiait encore cette impression d’exquise d'immobilité. La lumière rasante du soleil levant lui offrait un spectacle digne d’un grand spectacle de lumière sans sons. Les poussières et les insectes volaient dans les cônes de lumière que projetaient les arbustes. Les frottements des feuilles dans les arbres se rajoutaient aux  bruits du ruisseau tout proche. Il régnait là comme un instant d’éternité, suspendu, concentré. Le marcheur prit une grande inspiration. Il ferma les yeux pour mieux profiter encore de l’instant magique qui lui était offert. Soudain, un doux bruissement de feuilles mortes le fit sortir de sa méditation. Le marcheur chercha des yeux d’où pouvait venir ce petit bruit. Il se mit bien sûr à la recherche d’un phasme. « Si ça se trouve, il m’a suivi ? » se dit le marcheur incrédule. En fait, à quelques pas de lui, le bruissement provenait d’un escargot, les antennes fièrement pointées. Il glissait lentement vers lui, semblant vouloir attirer son attention. 

-       -  Ah ! Enfin un humain à peu près immobile.

Bon, le marcheur commençait maintenant à être un peu habitué à entendre parler les animaux qu’il rencontrait. Mais quand même, à chaque fois, cela lui faisait un petit choc. Il ne savait pas trop comment il réagirait si un jour il recevait les paroles d’une pierre ou d’un arbre, mais il commençait même à se faire à cette idée. Il baissa les yeux sur l’escargot qui, à un mètre de lui, continuait à avancer lentement, laissant sa trace de bave sur les feuilles sur lesquelles il progressait.

-         Pourquoi dites-vous ça ? Bonjour, cher gastéropode
-         Oh, je vous en prie hein ? Pas de ronds de jambe avec moi.
L’expression « ronds de jambe » pour un escargot était un peu bizarre. Le marcheur se demanda où l’escargot avait pu entendre cette expression…
-         Je dis ça parce que vous êtes d’une espèce très bizarre, continua l’escargot, un peu crispé
-         Ah ! Dites- moi pourquoi ? interrogea le marcheur un peu agacé de ces animaux qui avaient des griefs envers l’espèce humaine, comme si, lui, le marcheur, pouvait être le seul à recevoir  toutes les critiques du monde animal vis-à-vis de l’espèce humaine.
-         Et bien, vous allez toujours trop vite ! trancha l’escargot avec une émouvante assurance.
-         La vitesse est relative vous savez, fit le marcheur un peu étonné de ce reproche.
-         Relative, relative. Evidemment ! Mais quand même ! Vous ne vous rendez plus compte de ce que vous faites. Moi, je passe mes journées ici, dans ce beau jardin et je peux vous assurer que j’en vois des vertes et des pas mures.
-         Où êtes-vous allé pêcher cette expression ?  sourit le marcheur
L’escargot, vexé, rentra ses antennes.
-         Je ne voulais pas vous fâcher. J’étais juste étonné de vous entendre utiliser une expression très humaine, et ça pour la deuxième fois. Tout à l’heure déjà, « Ronds de jambe » dans votre bouche… essaya de se rattraper le marcheur.
Les antennes ressortirent, signe que l’escargot le regardait à nouveau.
-         Figurez vous que j’entends très bien les discussions du jardin, se radoucit l’animal.
-         Je suis épaté, vraiment.  Alors dites-moi. Qu’est-ce qui vous agace autant chez nous ? questionna  le marcheur, souriant
-         Vous ne savez plus prendre le temps, fit l’escargot, affirmatif
-         Pourquoi dites-vous ça ?
-         Parce qu’avant, vous étiez plus lents qu’aujourd’hui. Je parle même du docteur que je vois souvent et que je connais bien. Et bien, lui aussi, même s’il est très éloigné de ce que je peux entendre sur ce qui se passe dans vos villes, il va plus vite qu’avant.
-         Alors cela veut dire que nous avons évolué, changé, pour devenir plus rapides, sans vraiment nous en rendre compte ?
-         Surement une affaire de perception, reconnut l’escargot. Mais c’est plus une question de rapport au temps que vous avez peu à peu développé, je crois. Vous confondez action et agitation, rapidité et précipitation, mouvement et frénésie. Je sais bien que lenteur est pour les humains ressenti comme négatif.  Vous parlez de lenteur d’esprit, de lenteur de la Justice, de la lenteur de l’escargot… comme si c’était une infirmité que  d’être un escargot. Je vous assure que je me sens très bien dans ma peau d’escargot.
-         Je vous crois, fit le marcheur pas trop convaincu.
-         Savez-vous d’où vient le mot Lenteur d’abord ? lança l’escargot en redressant sa tête, les antennes interrogatives
-         Heu, non, avoua le marcheur. Pourquoi ? Vous le savez vous ?
-         Et bien, le mot Lenteur vient du latin Lentor qui veut dire humeur gluante et visqueuse.
-         Je comprends mieux pourquoi vous connaissez l’étymologie de ce mot. Il vous concerne à deux titres, plaisanta le marcheur. Il crut reconnaitre dans la physionomie du gastéropode quelque chose qui ressemblait à un sourire.
-         Très drôle, fit l’escargot, narquois.  Par extension, Lentor a voulu désigner aussi tout ce qui est flexible et souple. Et bien, je milite pour remettre le sens de ce terme au palmarès des mots positifs.
-         Etonnant, reconnut le marcheur, encore estomaqué de la science dont faisait preuve cet animal. Nous avons, semble-t-il, perdu la signification de ce mot. Je sais pour ma part que dès que je me mets en  marche, j’adopte un autre rythme, une autre attention, une autre prise avec ce qui m’entoure, c’est vrai. C’est à la fois très agréable et en même temps très désagréable dès lors que vous avez programmé quelque chose. Regardez-moi, là. Je suis immobilisé pour au moins trois jours et je suis contraint de faire tout lentement à cause d’une blessure.  Pas très agréable, en fait.
-         Bien sûr, je comprends. C’est comme si je ne pouvais plus du tout avancer à cause d’une blessure à mon pied. En même temps cela vous oblige à ralentir encore par-rapport à votre rythme déjà ralenti. C’est une expérience intéressante. Ne rien faire, ne pas s’obliger à agir, être dans le non-agir, dans la non-production, c’est aussi intéressant vous savez.
Amusé que l’escargot parlât aussi de son pied, ce qu’il venait de dire le poussa à lui poser une question.
-         Mais si on ne fait rien, on n’avance pas ?
-         Je n’ai pas dit qu’il ne fallait rien faire. J’ai dit que parfois se retrouver dans des situations où on ne pouvait rien faire pouvait être mis à profit pour mieux agir ensuite. Mais vous le savez aussi puisque vous l’avez expérimenté, réduire sa vitesse fait voir les choses autrement.
-         Oui, c’est vrai. Un jour, je marchais et j’ai vu au-dessus de moi passer un avion militaire. Il devait voler à deux mille kilomètres à l’heure alors que moi je marchais à quatre km à l’heure… Le décalage était impressionnant. Je savais que le pilote ne voyait rien de ce que je voyais.
-         Et savez-vous que nous avons à peu près le même décalage ? J’avance en gros et quand je suis en forme, à quatre mètres par heure. Et oui ! Vous allez mille fois plus vite que moi… Et bien, comme le pilote de l’avion de chasse, vous ne soupçonnez pas ce que je vois, moi.
Cette remarque laissa le marcheur songeur. L’escargot, du coup, continua sur sa lancée.
-         La lenteur permet de se mettre naturellement dans une attitude de perception, d’attention plus forte, elle permet d’accéder à des détails de ce qui nous entoure que nous n’aurions pas soupçonnés.  Elle permet d’être plus disponible et du coup de prendre mieux en compte ce qui nous environne  pour prendre de meilleures décisions. Tout le monde sait que quand on veut changer de direction, il faut commencer par ralentir, non ?
Sans laisser le marcheur reprendre la parole, l’escargot vraisemblablement intarissable sur le sujet, poursuivit
-         Quand les choses se passent trop vite, personne ne peut être sûr de rien, de rien du tout, même pas de soi-même. Ralentir, c’est commencer par se donner plus de temps pour analyser, plus de temps pour voir, se souvenir, sentir les choses. Vous savez ? Moi je me retrouve souvent dans des labyrinthes végétaux inextricables. Si je ne prenais pas le temps de me souvenir des endroits par lesquels je suis déjà passé, de regarder attentivement les espèces végétales, les pentes, les trous, les couleurs, je ne pourrais jamais trouver la sortie. Regardez ce massif de buis : je m’y suis souvent perdu. Si vous vous y égarez et que vous foncez droit devant vous, vous y passez le reste de votre vie… en tant qu’escargot, je veux dire.
Le marcheur sentait possible d’intervenir à ce moment-là. Il saisit l’occasion.
-         Je peux vous faire partager une confidence ?
-         Avec grand plaisir, fit l’escargot frétillant lentement
-         Un  de mes enfants dans ses premières années avait une caractéristique, comment dire, un peu gênante et, notamment, le matin, un peu stressante… Il était d’une lenteur affligeante. D’ailleurs, il adorait les tortues. Il en faisait collection. C’était son animal préféré.  Les réveils étaient pour le moins laborieux, les petits déjeuners prenaient des heures, et je ne vous parle pas des séances d’habillage… Vous savez ? quand  vous devez partir cinq minutes plus tard et qu’il en est encore au choix du slip et que ses affaires ne sont pas encore prêtes.  
-         Je crois comprendre, oui
-         Et bien, un jour, à table – il devait avoir quatre ou cinq ans- nous discutions des qualités humaines.  Il souhaitait savoir ce qu’on entendait par ce mot. Je lui expliquai alors en lui donnant quelques exemples.  Alors, une fois qu’il eut compris ce que ça voulait dire, il me dit « Alors, moi, j’ai une qualité ». « Ah oui ? Laquelle ? » « La tortuance ! » fit-il la mine réjouie, ravi à la fois d’avoir compris ce qu’était une qualité et de m’envoyer un message sur les nombreux avantages que pouvait présenter la lenteur.
-         Votre enfant est un sage, assurément ! fit l’escargot ravi de voir qu’il existait dans l’espèce humaine des sujets sensibles à sa propre philosophie. On pourrait parler aussi de lentitude ou d’escargotance. Mais je vous accorde que tortuance est fort bien trouvé.
-         N’est-ce pas ? fit le marcheur très fier de la trouvaille de son fils
-         Bon. Je ne vais pas vous retenir plus longtemps. J’ai des choses à faire, fit l’escargot en entamant un demi-tour acrobatique sur le bord de la terrasse.
-         Attendez ! l’interrompit le marcheur
-         Quoi donc ?
-         Dites-moi. Je peux vous demander si vous vous considérez plutôt comme un sédentaire ou comme un nomade ?
-         Je ne me suis jamais posé cette question. A votre échelle, vous vous dites surement que je ne quitte jamais ce jardin. A mon échelle, je ne crois pas connaitre tous les recoins de cet endroit. Son exploration complète, c’est une vie pour moi. Ce que je peux vous dire c’est que je ne suis que rarement immobile et que ce qui m’anime, c’est le mouvement, même s’il est lent. Mais, ça, c’est une question de perception et de point de vue, n’est-ce-pas ?
L’escargot, après avoir souri – enfin, c’est ce qu’il semblait au marcheur-, l’escargot, donc, se retourna et entreprit de descendre la première marche de l’escalier qui le ramènerait dans son jardin.

mercredi 25 juillet 2012

En avant, Route !

LA RAGE DE FUIR
Et tu marchais. Pour partir, marcher, il faut de la colère. Cela ne vient pas du dehors. Pas marcher comme un appel du large, une promesse de vérité ou la ten-tation du trésor. Mais plutôt d’abord cette rage intérieure. Au creux du ventre la douleur d’être ici, l’impossibilité à demeurer en place, à s’enterrer vivant, à rester simplement. Il fait mauvais chez vous, écrivait-il depuis les montagnes du Ha-rar. Chez vous, les hivers sont trop longs et les pluies sont trop froides. Mais enfin là, vers chez nous, en Abyssinie, c’est impossible aussi cette misère et cet ennui, cette immobilité lasse : rien à lire, personne à qui parler, rien à gagner. Ici, c’est impossible. Impossible ici un jour de plus. Ici, c’est « atroce ». Il faut partir. « En avant, route ! » Toute route bonne à prendre, tout chemin vers le soleil, vers plus de lumière, d’aveuglement sourd. Ce n’est sans doute pas mieux ailleurs, mais c’est au moins loin d’ici. Il faut la route, pour s’y rendre. « Les poings dans mes poches crevées ». Il n’y a que sur la route vraiment, sur les sentiers, sur les chemins que ce n’est pas ici.
Au revoir ici, n’importe où.

Arthur Rimbaud

Marcher, une philosophie.

samedi 21 juillet 2012

Emotions à fleur de peau, fleur de sel, sel de vie, sel de mort

J'ai l'émotion tellement à fleur de peau, tellement à fleur de sel, plaie ouverte sur le sel de la vie, le sel de la mort. Toutes les sollicitations, tous les souvenirs, toutes les musiques, toutes les images, toutes les mémoires du temps ne sont que l'occasion pour la vague énorme de faire sentir sa force, pour le sel de faire sentir sa piqûre. Ce sont les fleurs qui remontent, pas la vase. L'émotion : un vase pour ces fleurs de l'éternel souvenir de lui.

mercredi 18 juillet 2012

Lettre à mon fils : parce que la mort d’un enfant est ….


Je suis là,  à cet endroit que j’aurais tant aimé que tu connaisses. J’avais imaginé en décembre dernier que toi,  ta femme et tes deux merveilles pourraient y passer un peu de temps au détour d’un passage après  la presqu’ile  du Cotentin. C’est un endroit que tu aurais aimé, je le sais. Au creux des vents, des courants forts, des musiques de marins que tu aimais tant.
Le deuil d’un enfant n’est pas seulement injuste et contre-nature. Il représente un obstacle quotidien comme pour sa femme ou ses filles ou tous ses proches,  d’un deuil du futur, juste impossible à faire. Et pourtant, il faut vivre, et pourtant il faut continuer, parce que c’est notre vie, parce que c’était son chemin. Et que  son chemin est le nôtre et que tous les jours, il est avec nous. Je lui envoie un message de lumière pour qu’il nous fasse confiance pour arriver à vivre cette épreuve.
Je reprends là les mots d’un père célèbre qui a perdu son fils. Quand on perd un mari ou une épouse on est veuf ou veuve, quand  on perd ses parents, on est orphelin. Il n’existe pas de mot pour désigner les parents qui ont perdu leur enfant. Pourquoi ?

dimanche 17 juin 2012

En hommage à Clément

Texte de Camille, frère de Clément, le 5 juin 2012, jour des obsèques

Grand frère,
J'aurais voulu que ce jour n'existe pas. Je me rend compte à quel point il est dur de m'adresser à toi en ces jours-ci. Ton départ, c'est la destruction d'un monde entier pour énormément de gens qui t'ont croisé et qui on su t'appréhender comme tu le méritais. Pour tout le monde présent ici, tu fus un ange ; dans tes actes concrets, dans la formidable aura qui t'animait sans jamais faiblir et dans un Tout indéfinissable. C'est aberrant de voir à quel point mes mots me semblent faibles, mais je te promet que j'y et toute mon intégrité.
Six jours que tu es parti frérot, six jours que mon enfant intérieur est comme tiraillé entre la tristesse et la joie pure des souvenirs qu'il me reste de nous. Je veux te dire à quel point tu répandais ce bonheur, comme l'agriculteur sème sa graine.
Les graines, c'est nous tous ici, c'est moi ; c'est en partie grâce à toi que nous sommes nous aujourd'hui. Tu es l'élément constituteur de la masse collective rassemblée en ce jour pour t'accompagner, jusqu'au bout.

Compte sur moi et sur tout le monde pour dire à tes deux petites à quel point leur père était irremplaçable, façonné dans le plus bel or qui soit. A quel point il fut capable de transpirer d'eau et d'émotions pour ne faire que le bien dans son entourage.
Entre fierté et douleur, amour et chagrin, toutes les personnes ici t'aimaient et continuent à t'aimer.
"Un arbre centenaire frappé par la foudre" ; voilà ce que m'a dit Papa en parlant de lui-même.
Meurtris par ta perte, blessés, nous le sommes évidemment tous, mais je sais que de là où tu es, tu continues à crier ta joie pour qu'on suive le mouvement vital, coûte que coûte.
J'ai encore ton sourire en tête, frangin, ta belle voix aux accents provençaux qui me donnait tant matière à rêver ; tu sais j'aurais décroché la Lune pour toi ; pourquoi pas, même l'Alpha du Centaure !
Retour à Gaïa, comme tu en parlais si souvent. Quelque soit l'endroit où tu es, je suis persuadé qu'on se retrouvera, chez ta pote Gaïa ou encore dans la Grande Fractale Conceptrice...
Merci Clem, merci d'avoir été toi, merci d'avoir tant transmis ; tu n'imagines pas la fierté que je ressens d'avoir été ton petit frère pendant vingt ans.
Tu me manqueras, j'ai un creux physique dans ma poitrine depuis ton départ. Si t'as emmené un bout de moi avec toi, je sais qu'il sera à l'abri plus qu'avec n'importe qui sur Terre.

Je t'aime frangin !

Ce logo, c'est la signature de Clément. Il le dessinait partout, le laissait partout, le gravait partout, dans le ciment, sur les arbres, sur les murs, comme une incitation au mouvement dans la joie. Si un jour, vous croisez son petit bonhomme, vous saurez que Clément est passé par là... Attention, je pense que son frère et ses amis vont perpétuer le mouvement :) Vous risquez donc d'en voir beaucoup entre Lyon, St Zacharie et Auriol.

vendredi 15 juin 2012

Clément, mon fils, est mort sur la route





Il aurait eu 30 ans le 20 juin !

Il devait se marier le 30 juin !





Mais, une fois de plus la Route départementale 560, entre Auriol et St Zacharie, a frappé ce 30/05/2012.
CLEMENT laisse 2 petites filles de 1 an et 2 ans : Eline et Léna, qui doivent vivre maintenant sans leur PAPA.

L’accident laisse aussi un blessé grave et traumatisé à jamais : YANNICK, son beau-frère, et plusieurs blessés légers.



Cet accident survient 1 an après un accident similaire sur cette même route, impliquant son autre beau-frère, BENOIT, qui avait sa fille de 2 ans Lou avec lui, dans la voiture.

Benoît, après 1 année de souffrances, et plusieurs mois d’hospitalisation, doit subir de nouvelles opérations.
Arrêtons cette hécatombe, et venez nous soutenir le mercredi 20 juin à 16 h au à Auriol (13) au Rond Point du Pujol

(Si possible habillez-vous en blanc)

Contacts :         BENOIT : 06 14 19 62 68
                             YANNICK : yannickdelo@sfr.fr
Site :                   http://www.bestyol.fr